Classes suite

Méthode de création de classes point par point
 

    • L’idée : trois fois rien

      Un guerrier spécialiste du lancé, un mage métamorphe, un espion-crapaud, un mystérieux contrôleur d’insectes… Voici à quoi ressemble une idée. Elle est issue d’un éclair de génie ou d’une suggestion des joueurs, et elle ne demande qu’à être creusée. Notez toutes vos idées : certaines seront abandonnées, d’autres deviendront incontournables et chaque voyageur qui traverse votre royaume raccontera les histoires des memebres de votre classe.

    • Formaliser l’idée : Concevoir le membre type

Le memebre type de l’espion crapaud est un habitant des risières marrécageuses du sud des plateaux. Prenant exemple sur les bâtes des marrais, il convoite leur discrétion, leur invulnérabilité et leur autonomie. Même s’il sait utiliser certaines armes classiques, il apprécie les poisons et les armes discrêtes telles que la sarbacane. Au sein du clan, il joue le rôle d’éclaireur mais aussi de sage et de protecteur. Il connait aussi quelques sorts basiques pour guerrir les maladies des siens. Humble et patient, il est plus souvent neutre qu’extrème dans son alignement.

    • Classe ou Classe de Prestige : Une affaire de choix

La classe d’un aventurier représente (le plus souvent) sa formation initiale et principale. Gotdek, demi-orc guerrier 1, viens d’achever son entraînement auprès de son menthor. Il est prêt pour l’aventure au cours de laquelle il perfectionnera ses qualités.
La classe de prestige relève d’un choix tardif et réfléchi, qui correspond à une spécialisation voire au lien avec une guilde spécifique.

Posons-nous donc la question : l’espion-crapaud est-il un rôdeur qui s’est spécialisé ou y a-t-il une formation initialse spécifique de ce type?
La réponse est nécessairement subjective. Les deux solutions seraient acceptables. Cependant, la pluspart de vos créations seront des classes de prestige (ne l’oubliez pas), car les classes de base sont assez eclectiques comme ça le plus souvent.
Si je compare notre exemple au protecteur nain, je me rend compte de certains similitudes qui me laissent penser que cette classe sera une classe de prestige.

    • Classe de PJ ou de PNJ : jusqu’où irez-vous?

Autant vous le dire : créer une classe de PNJ est 100 fois plus facile que de créer une classe de PJs. En effet, si votre classe de PNJ est mal équilibrée, il vous suffit d’ajuster le niveau des PNJs de votre campagne en question. En revanche, si les PJs de votre groupe ont un fort équart de puissance, cela se ressentira fortement et risque de frustrer les joueurs.

Pour autant, si vos PJs apprennent que les protecteurs du Temple de Nérodia ont la faculté de lancer des sorts dévastateaurs d’un simple regard, ils risquent d’être tentés de les contacter voire même de leur demander d’apprendre leurs secrets. Si les joueurs font preuve de générosité, il est vraissemble que les protecteurs accepteront de leur dévoiler certaines informations voire de les former. Pour cela, il vous faut une classe de PJ!

Bref, si vous voulez faire en sorte que les gardes de la ville soient un peu différents (par exemple qu’ils puissent entrer en rage), mais que vous estimez que cela reste une partie du « décor » de votre campagne : créez une classe de PNJ.
En revanche, si les joueurs peuvent être amené à souhaiter intégrer cette classe (ou classe de prestige), il vous faudra sans doute rentre plus dans le détail.

    • Equilibrage et pouvoirs : Rentrons dans le détail

Cette phase consiste à prendre un tableau de 20 lignes et à les remplir avec les effets des niveaux, comme pour les classes du manuel des joueurs. D’apparence simple, cette phase demande une bonne compréhension des forces et faiblesses de votre nouvelle classe. Par exemple, si vous créez une sorte de guerrier avec des dés de vie de d20, un bonus de base à l’attaque de +1 et un don tous les 3 niveaux, les PJs se détourneront des guerriers classiques. En effet, avoir de tels dés de vie est tout simplement colossal. Par contre, vous risquez aussi de créer des classes qui manquent d’intérêt et donc de les laisser dans l’oubli.

Le meilleur moyen de procéder, c’est par essai-correction. Voyons sur l’exemple de l’espion crapaud. Notez qu’il s’agit d’une classe de prestige donc il y aura 10 niveaux. Le fonctionnement est le même que pour les classes.
Bonus de base à l’attaque : comme un prêtre. Ce n’est pas un guerrier, mais il sait se battre. Dés de vie : comme un guerrier (d10). L’espion-crapaud affiche une solidité surhumaine. Sauvegardes : Vigueur supérieure, Reflexes et Volonté inférieurs. Sorts : comme le rodeur. Un rôdeur qui décide d’intégrer cette classe de prestige pursuit son apprentissage magique. Le guerrier le commence.

A ce stade, notre classe de prestige n’est pas attrayante : personellement, je préfère rester rôdeur. Ajoutons des pouvoirs supplémentaires.

      • 1 – Pistage, Vigueur surhumaine.
      • 2 –
      • 3 – Forme animale (crapaud seulement, P)
      • 4 – Ennemi juré (doit appartenir aux marrais)
      • 5 –
      • 6 – Forme animale (crapaud seulement, M)
      • 7 –
      • 8 – Ennemi juré (doit appartenir aux marrais)
      • 9 – Forme animale (crapaud seulement, G)
      • 10 – Camoufflage

 

      Compétences : comme le rôdeur.
      Désormais, notre créature prend vie. Comparée à un rôdeur ou à d’autres classes de prestige, elle semble intéressante et originale. A première vue, l’équilibrage semble convenir.

 

Pour une classe de prestige, il faut définir les conditions d’entrée. Posez-vous les questions suivantes : est-ce qu’un joueur de bas niveau peut suivr cet entrainement (2-6)? Est-ce qu’une joueur de niveau moyen le peut (6-11)? …
Si vous pensez qu’au niveau 7, on peut devenir espion-crapaud, alors mettez des contraintes telles que :

      • Bba +6
      • Capacité de déplacement en forêt sans entrave
      • Survie 9

 

      Vous pouvez ajouter à cela des éléments de RP. Par exemple, avoir survécu 3 jours seuls et sans aide dans le marrais.

    • Retour à l’idée : Ai-je suivi mon idée?

Question bête? Pas du tout. Sur notre exemple, nous constatons que notre classe est assez peu résistante. En effet, comparée à un rôdeur, on ne gagne rien à devenir espion-crapaud. De plus, je m’attendais à trouver une classe capable de se déplacer plus facilement dans les marrais.
Maître, j’ai échoué!
Mais non! Il suffit de reprendre notre classe et de faire quelques modifications. Puis reprendre cette étape et ainsi de suite. Ne vous avais-je pas parlé d’essai-correction?

    • Tests et fignolage : La phase incontournable

Ca y est, vous êtes satisfait. Désormais, imaginez votre personnage dans le monde de campagne. Avec cette classe, quel rôle va-t-il jouer? Est-il incontournable pour le groupe? Comparé à un guerrier, peut-il rivaliser en duel? (si oui, à priori il y a un problème sauf exceptions)…
Le mieux, lorsque cela à du sens, c’est de comparer votre classe avec un combattant classique. Par exemple, j’ai comparé les gardes classiques aux lanciers (vous savez, mes ptits gardes qui se soignent) et j’ai constaté que les lanciers étaient à peine suppérieurs. J’ai choisi de les conserver. Dans notre cas, il faudrait comparer l’espion-crapaud avec un rôdeur classique.

Une fois tous les tests effectués, vous pouvez jouer avec. Bien sûr, il va falloir intégrer votre classe dans la campagne …. mais ce sera l’objet d’un nouveau chapitre!

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