Réfugiés

Des réfugiés peu conventionnels

Ce matin, un peu avant le lever du jour, le soleil était doux sur la brume tiède et calme. Les villageois vaquaient à leurs occupations de la façon la plus naturelle qui soit. Tout semblait normal.

Quand le soleil sortit de sous les ombres, ils arrivèrent. Ils étaient plus de trente, vêtus de capes nuit noire comme une procession lente, gracieuse et funèbre. Certains portaient des masques, d’autres avaient le visage visible. Un visage d’un gris translucide comme la nuit. Je pensais qu’il s’agissait de fantômes, mais certains souffraient de larges blessures sanguinolentes et de brûlures.

Les villageois annoncèrent leur arrivée et entreprirent de soigner les blessés. Tandis que certain apportaient des potions curatives, Mokküktwo et quelques autres gnomes utilisaient des sorts curatifs que je ne connais pas, mais aux effets aussi spectaculaires que terrifiants. On aurait dit que la nuit s’insufflait dans les plaies de ces gnomes fantomatiques, et tissait les chairs détruites pour reformer les membres. Les blessés semblaient endurer des souffrances atroces.

Comme les soins s’organisaient d’eux même, j’entrepris de comprendre qui pouvaient être ces étranges combattants de l’ombre. L’un d’entre eux attirait mon attention. Il portait dans le dos un boomerang gigantesque, crochu et maculé de sang. Son visage arborait un masque vert et noir aux formes chaotiques et torturées. Sous sa cape, on apercevait au moins deux autres boomerangs plus petits. Ou peut-être était-ce des armes de poing.

A côté de lui se tenait un gnome de près de deux mètres. Il ne portait aucune armure ce qui laissait apercevoir cette peau spectrale. Lorsqu’il entrait dans un espace ombragé, il devenait presque invisible, puis réapparaissait plus loi au soleil. Il portait une double lame immense, dont le manche torsadé me laissait perplexe. Comment peut-on se battre avec une arme aussi exotique?

Nael semblait pensif lui aussi. Il étudiait depuis peu les gestes d’un des réfugiés affecté aux soins. Celui-ci invoquait des sortes de tapis de mousse végétale noire, sur lesquels étaient déposés les blessés. Ensuite, il cueillait dans le vide des fruits de la forêt pour réaliser des breuvages aux effets inconnus.

Quand ils furent tous capables de se mouvoir, l’un d’eux invoqua une sorte de vaste zone sombre. C’était comme si la lumière n’y entrait plus vraiment. Ils partirent alors sans un mot, sans un bruit, et sans laisser la moindre trace de leur passage. Tout ce que m’a dit Mokküktwo, c’est qu’ils sont les élus de Monkü, les mains de son réveil et les fils de la nuit.

La totalité des classes décrites ci-dessus sont disponibles pour l’aventure. La pluspart sont des classes de prestige exigeantes.

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